Montmedy

Un peu d’histoire de Montmédy

Protégée par la Chiers, Montmédy-Bas fut habitée dès l’époque gallo-romaine. Ce territoire peu peuplé, balloté au gré des luttes, des mariages…devient propriété des Comtes de Chiny (941). Le sommet du rocher séduit Arnould III pour construire un château entouré de murailles et faire de Montmédy, la capitale du Comté de Chiny (1221). Période faste, la population s’accroit, attirée par des lois d’affranchissement!

Citadelle de Montmédy

Citadelle de Montmédy
© Ville de Montmédy

Vendue au Duc de Luxembourg (1364), elle devient terre du Duc de Bourgogne par succession, puis, par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche, elle entre dans la Maison d’Autriche (1478). L’hostilité entre la  France et le Saint empire romain germanique amène Charles Quint à la choisir pour construire une citadelle moderne ; il abat les tours médiévales, les remplace par une enceinte triangulaire bastionnée.

Après son abdication (1555), Philippe II, son fils, devient roi d’Espagne et des Pays-Bas espagnols ; Montmédy est espagnole, statut entériné par le traité de Cateau-Cambrésis (1559). Son gouverneur, Antoine D’Allamont et ses successeurs renforcent les fortifications, la citadelle bénéficie de 100 ans de paix.

1657, Louis XIV l’assiège, les soldats de Jean V d’Allamont, stimulés par son extrême courage résistent et étonnent les français bien supérieurs en nombre. La blessure mortelle du Vaillant Jean V entraîne la capitulation.

1659, signature du traité des Pyrénées, Montmédy est française. Louis XIV, conscient de sa position géographique unique, fait démanteler toutes les citadelles environnantes et charge Vauban de renforcer ce point stratégique. Il construit un mur d’enceinte bastionné pour protéger la ville basse, puis surélève les murailles de la citadelle, modifie le chemin couvert, renforce l’ensemble des fortifications.

A la Révolution, elle aurait dû être une halte pour Louis XVI.

1792 et 1815 furent  deux sièges sans grands dégâts mais 1870 est un désastre, les prussiens parviennent à bombarder l’intérieur, le feu fait des ravages.

Après 1872, le Général Séré de Rivière aménage de nombreux casernements enterrés sur plusieurs étages.

Montmédy-Bas, bénéficiant du chemin de fer, se développe ; son enceinte, ses portes du XVIIème détruites, de nombreux bâtiments de belle architecture s’érigent, toutes les administrations quittent la ville-haute.

Pas de siège en 1914, la garnison doit quitter la citadelle avant que les allemands arrivent et s’installent à Montmédy pour quatre années.

Le XXème siècle n’apporte pas  de grandes industries, seulement de petites entreprises.

Actuellement un regain d’intérêt et d’activité pour la mise en valeur de la citadelle doit générer un développement touristique important.

La Citadelle de Montmédy

Que vous veniez de Belgique, des Ardennes, de Stenay ou Verdun, les hautes murailles de la Citadelle de Montmédy barrent l’horizon.

Ses bases, sa forme sont l’héritage de Charles Quint au XVIème siècle à la place du château médiéval des Comtes de Chiny, elle fut ensuite perfectionnée, renforcée par les gouverneurs espagnols jusqu’à sa prise par Louis XIV (1657), puis modernisée par Vauban. Après son bombardement en 1870, le Général Séré de Rivières dut aménager des casemates pour la vie quotidienne des soldats.

La  visite s’impose.

Passez deux ponts-levis, précédés par une demi-lune, reliés par un pont au-dessus d’un grand fossé sec ; le deuxième est protégé par le seul bastion (ouvrage de défense) rond de la place à gauche et une courtine (long mur rectiligne) à droite, franchissez la gorge entre deux grands murs, le tunnel et vous voilà dans la citadelle.

Vue sur les remparts de la citadelle  ©Réseau VF7

Vue sur les remparts de la citadelle
© Réseau VF7

Une porte s’ouvre vers les fossés, mais l’accès aux remparts n’est possible que par l’entrée de l’office de tourisme ainsi que le Musée de la fortification et le Musée Bastien-Lepage.

Si vous n’avez pas de guide, suivez le plan qui vous ramène vers le pont-levis dans le logement du gardien et la courtine du Boulevard. Quelle vue sur la Chiers, Thonne-les-prés, son château, son viaduc !

Vous prendrez conscience que l’entrée est comme une coupe transversale des fortifications : ouvrages détachés, demi-lunes / fossés et chemins couverts  en pied de murs / murailles très épaisses avec salles intérieures. Repérez ces éléments partout.

Bandeau Rempart Montmédy Christian Mésières

Rempart de la citadelle
© Christian Mésières

Arrêtez-vous près du chevet de l’église du XVIIIème, regardez la ville-basse que Vauban  entoura d’un mur bastionné dont les portes furent détruites pour l’expansion urbaine. Une poterne donne accès aux grimpettes.

Au Bastion Notre Dame, une table d’orientation vous fait  visualiser l’étendue du territoire surveillé. Vous découvrirez des casemates de Séré de Rivières , avant d’arriver au bastion Saint-André, le plus célèbre car Jean V D’Allamont, gouverneur espagnol y  fut mortellement blessé par les français avant la capitulation.

Libre à vous de continuer sur le sommet des remparts ou de rejoindre les fossés par un souterrain.

Promenez-vous dans la ville-haute : beaucoup de vielles maisons restaurées, n’oubliez pas l’église, ni les Musées, de nombreux artistes vous accueillent dans des casemates, lisez le panneau de la Lorraine Gaumaise sur le parking pour découvrir les autres sites à proximité.

De multiples énergies restent à mobiliser dans les années à venir mais quelle différence quand vous reviendrez.

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