Bitche

Historique de la ville de Bitche

Citadelle de Bitche ©Cyrille Fritz

Citadelle de Bitche
© Cyrille Fritz

Au détour des collines qui l’enceignent, Bitche nous surprend lorsqu’apparaît la silhouette monumentale et envoûtante de sa Citadelle. Cette petite bourgade des Vosges du Nord semble se blottir sous l’aplomb de cette vertigineuse fortification aux arêtes aiguisées.

L’histoire de Bitche est indissociable de celle de la Citadelle.

D’abord limitée aux palissades d’un hameau castral au 12ème siècle, la localité a grandit au rythme de l’édification de la forteresse. Le brassage des populations, à l’origine d’une importante activité économique, culturelle et cultuelle, a été le vecteur d’une extension urbaine ininterrompue.

Faubourgs et autres esplanades se sont multipliés à l’ombre des fortifications, jusqu’à en faire le tour. De nombreux édifices publics, militaires ou religieux se sont élevés au milieu d’un épais tissu urbain. L’importance défensive de la place ne faisant que s’affermir jusqu’à l’aube du 20ème siècle, l’Etat major décida dès 1848 de la construction d’une ultime enceinte fortifiée comprenant neuf fortins.

A l’occasion du conflit franco-prussien de 1870 et aussi de la Seconde Guerre Mondiale, Bitche devint le théâtre de combats acharnés. Les bombardements d’août 1870 et de l’hiver 1944-1945 mirent notamment les défenses de la Citadelle à rude épreuve. La ville fut elle aussi marquée à jamais des blessures de tant d’hostilités.

De sa vocation militaire, la ville a conservé sa particularité de coquette ville de garnison, tout en veillant à la sauvegarde de son riche patrimoine architectural et mémoriel. Les nombreux monuments, la Citadelle et notamment le Fort St-Sébastien sont aujourd’hui conservés comme les témoins d’une histoire exceptionnelle. Aussi la ville a-t-elle choisi de faire la part belle à un fleurissement écologique qui, depuis 2003, a largement dépassé les limites du fameux Jardin pour la Paix. Cet engagement a d’ailleurs valu à la Ville l’obtention en 2010 de la Fleur d’Or, distinction suprême du Jury national des Villes et Villages Fleuris.

Quant à la Citadelle, défiant le temps et les éléments, elle se dresse en digne gardienne d’un passé mémorable. Démilitarisée, érigée en musée puis classée Monument historique depuis 1979, elle fait l’objet d’une considérable mise en valeur.

Présentation architecturale et historique de la Citadelle de Bitche

Nul voyageur ne saurait, au détour de ces collines boisées des Vosges du Nord, rester indifférent à la découverte de la citadelle de Bitche. Apparaissant soudainement dans toute son ampleur massive et vertigineuse, elle inspire une certaine fascination, voire de l’humilité.

Porte d'entrée de la Citadelle de Bitche

Porte d’entrée de la Citadelle de Bitche
© Moselle Tourisme

Dominant la ville du haut de son impressionnant glacis, la forteresse rappelle son ancienne et puissante vocation stratégique.

Au 12ème siècle déjà, l’imposant rocher de Bitche était coiffé d’un château primitif. Les ducs de Lorraine, seigneurs suzerains des lieux, cédèrent le fief aux comtes de Deux-Ponts (Zweibrücken). Ces derniers, entre les 14ème et 16ème siècles, le transformèrent en une redoutable forteresse médiévale. Les stratèges du roi de France Louis XIV, convaincus de l’intérêt défensif du site, chargèrent Vauban de la construction de la Citadelle à partir de 1680. Interrompus par le traité de Ryswick de 1697, les travaux de construction de l’édifice purent finalement reprendre dans les années 1740. L’ingénieur Cormontaigne eut alors l’honneur de parfaire l’œuvre entreprise par Vauban. En 1754, la Citadelle s’élevait enfin ses invincibles bastions sur toute l’étendue du promontoire rocheux.

La Citadelle présente toutes les caractéristiques de l’architecture militaire des 17ème et 18ème siècles ; elle se distingue pourtant des autres forteresses de l’époque par de remarquables singularités. A 80 mètres au dessus de la Ville, la Citadelle déploie ses remparts de grès rouge sur une longueur de 400 mètres. On distingue, à chacune de ses extrémités, des bastions détachés du corps central : la Grosse tête, un ouvrage à cornes, à l’est, et la demi-lune de la Petite-tête, à l’Ouest. Le plateau supérieur, supporté par des courtines hautes de 40 mètres, était à l’origine recouvert de bâtiments fonctionnels dont il subsiste notamment la Chapelle. Le réseau souterrain, avec ses galeries et ses salles voûtées, renferme toutes les infrastructures nécessaires à la survie de la garnison en cas de siège.

Chapelle de la garnison ©Moselle Tourisme

Chapelle de la garnison
© Moselle Tourisme

Les entrailles de la Citadelle résonnent de la mémoire de ces hommes qui, sous l’uniforme de leurs patries respectives, ont combattu et, pour certains, sont tombés. Dans les retranchements souterrains et ses anciennes casernes, le visiteur découvre plusieurs siècles d’histoire grâce à de riches recueils muséographiques. Une restitution cinématographique grandeur nature, composée des scènes du film « La Forteresse assiégée », vous replonge notamment au cœur des évènements du célèbre siège de 1870-1871. D’année en année, la Citadelle vous renouvelle son offre évènementielle basée sur le spectacle vivant.

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